L’essoufflement, ou « dyspnée » en langage médical, est une sensation d’inconfort ou de difficulté respiratoire qui survient pour une activité n’entraînant normalement aucune gêne (effort plus ou moins important, repos, position allongée, etc.).
L’essoufflement est un des symptômes clés pour l’identification ou le suivi de l’insuffisance cardiaque. Mais, il peut également être causé par d’autres maladies, qui ne sont pas d’origine cardiaque, comme l’asthme, l’obésité ou encore la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive).
Pourquoi est-on essoufflé en cas d’insuffisance cardiaque ?
Lorsqu’on est insuffisant cardiaque, le coeur devient incapable d’assurer un débit sanguin suffisant pour irriguer tous les organes. Cette réduction de débit engendre notamment un engorgement au niveau des vaisseaux pulmonaires, rendant la respiration difficile.
Simple inconfort pour des efforts importants au début, l’essoufflement se manifeste ensuite pour des efforts modérés, puis peut même apparaitre au repos.
Essoufflement : Origine cardiaque ou pulmonaire ?
Gêne, oppression, soif d’air, respiration épuisante, les difficultés respiratoires ne sont pas ressenties de manière identique selon leur origine et leur sévérité.
L’essoufflement peut survenir de différentes manières et dans différentes situations :
- aiguë* ou non,
- au repos et/ou à l’effort,
- en position debout ou allongée.
Ce mode de survenue permet de renseigner sur les causes de la dyspnée, qui peuvent être cardiaques ou pulmonaires.
Dans 30 % des cas, les essoufflements aigus sont d’origine cardiaque.
Évaluer sa dyspnée
Un essoufflement, quand il est d’origine cardiaque, se manifeste donc à l’effort, puis au repos, parfois même en position allongée.Cela peut se traduire également par une toux nocturne.
La sévérité des symptômes de l’insuffisance cardiaque est mesurée par des échelles. Ainsi, l’échelle de la New York Heart Association, la plus utilisée, distingue plusieurs stades selon la limitation de l’activité physique, du fait des symptômes de l’insuffisance cardiaque :
- Stade I : pas de symptôme ni de limitation de l’activité physique ordinaire ;
- Stade II : légère limitation de l’activité physique : à l’aise au repos, mais l’activité ordinaire entraîne une fatigue, des palpitations, un essoufflement ;
- Stade III : baisse marquée de l’activité physique : à l’aise au repos, mais une activité physique moindre qu’à l’accoutumée provoque des symptômes et des signes de troubles cardiaques ;
- Stade IV : limitation sévère : symptômes présents, parmi lesquels l'essoufflement, même au repos.
La dyspnée est un symptôme subjectif, son appréciation peut donc varier d’un patient à l’autre. La question est alors de savoir ce à quoi on a renoncé en raison de son essoufflement, et depuis combien de temps.
La quantification de la dyspnée est primordiale pour pouvoir évaluer le degré de gravité de la maladie et suivre son évolution. Pensez bien à détailler auprès de votre médecin votre degré d’essoufflement selon votre niveau d’activité.
Le médecin pourra alors vous poser des questions précises et détaillées permettant d'estimer l'impact de vos symptômes sur votre qualité de vie et d'ainsi adapter votre prise en charge.
* survenant en quelques minutes à quelques heures
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